Sept prisonniers (Gambella/Tandiang Editions Delcourt)
Toujours une nouveauté, ici en l’occurence le dernier tome de la collection « 7 », à savoir 7 tomes, 7 protagonistes, 7 singularités (psychopathes, pirates, yakuzas, voleurs…) avec des dessinateurs et scénaristes chaque fois différents permettant un rythme de parution plus qu’honorable pour nous lecteurs , un tant soit peu attirés par cette singularité thématique.
Dans le cas présent, l’univers choisi est celui de la SF. On sent dès la lecture des premières pages puis à de multiples reprises par la suite, que le scénariste a vu et revu le génialissime Ghosts of Mars de John Carpenter. Une planète hostile (içi, le satellite lunaire) servant lieu de prison, des détenus livrés à eux-mêmes, regroupés dans le cas présent par origine ethnique, des moyens de survie que ne dénigrerait pas R. Déodato (tant pis pour ceux qui ne connaissent pas ses films touristiques amazoniens !), une grotte préhistorique, une entité extra-terrestre au sein de celle-ci. Quelle est sa nature, quels sont ces pouvoirs ? Stop sinon spoiler !
« En 2062, on ne descend pas aux enfers, on y monte » comme l’affirme l’un des 7 protagonistes engagés dans cette opération de récupération à l’allure suicidaire. Et il a parfaitement raison. Six volontaires « désignés » vont ainsi accompagner un milliardaire dénoué de scrupules pour récupérer l’objet de convoitise précédemment cité. Si chacun a tué pour être envoyé « la-haut », tous ont leurs compétences spécifiques, comme dans un jeu de rôle, nécessaires à la mission, mais l’ensemble des dangers qu’ils devront affronter impliquera que tous ne feront pas partie du voyage retour.
Le pitch est donc plus que sympathique, avec de nombreuses surprises et la ligne graphique variée, parfois « simpliste » (trop ? trop souvent ?), ce qui en fait à mon avis le principal défaut de cette BD, certains personnages changeant complètement de morphotype en quelques cases (je pense en particulier à la pilote), parfois ultra-réaliste, parfois épique (cf cette case jointe qui me fait irrémédiablement penser à une scene de bataille de 300).
Un autre petit regret. Le scénario, original, avec une fin (whaou !)… qui aurait sans nul doute mérité plus qu’un simple one-shot, tout simplement pour s’attacher (ou non) aux héros ou anti-héros. Mais bon, on le sait dès le départ car encore une fois, il s’agit du principe de la collection. Le cas était identique avec le premier tome, 7 psychopathes, que je vous recommande également.
Promis la prochaine fois, j’arrête d’évoquer des détraqués… quoique….
Tout ça pour conclure quand même sur un agréable moment de lecture
Ca fait un baille que je ne me suis pas plongé dans une BD, les dessins de celle ci ont l’air bien tripant en tout cas !
je te le confirme!!
bonne lecture si tu vas plus loin et j’espère te faire à nouveau aimer la BD
rhalala ! C’est vraiment la classe !
Décidément je vais finir par prendre une carte de fidélité avec toutes les bd que j’ai à acheter ! Plus sérieusement c’est un excellent billet qui me donne envie de dévorer cette série ! Au passage, je me suis refait Ghost of mars le WE dernier ! vraiment génial !
A+
Alexandre le grand fann boy de BD..heureusement pour nous qu’il partage !!!!